• L'enfer d'un amour secret

    #Caroline a deux meilleurs amis : Mélanie et Aurélien. Ces deux personnes de 15 ans sortent ensemble. Caroline est amoureuse d'Aurélien etn n'ayant pas eu le courage de déclarer sa flamme, souffre en silence quand elle aperçoit les adolescents s'embrasser. Mais un jour, il y a un gros chamboulement...#

    Comme chaque matin, Caroline se lève et déjeune.

    Après s'être habillée, elle prend son sac qu'elle a préparé la veille et sort de la maison. Elle enclenche la porte d'entrée et se dirige vers l'arrêt de bus qui se trouve à 10 minutes de marche de chez elle.

    Lorsqu'elle passe à côté de cette petite ruelle, des souvenirs passent en une poignée de secondes dans sa tête. Il y a un mois, ces souvenirs l'auraient blessée, l'auraient même peut-être fait pleurer, mais désormais, l'habitude prend le dessus et elle ne souffre plus de ces images qui pourtant lui font peur. Chaque jour, elles les revoit... Pourtant, ce jour-ci, elle fût blessée par la vision de ces images. Elle en déduit que c'était parce que un mois auparavant, elle a souffert...

    Mélanie, sa meilleure amie aux long cheveux roux et aux taches de rousseurs adorables, est déjà installée sur le banc de l'arrêt de bus. Elle s'assoit à côté d'elle. Mélanie engage presque immédiatement la conversation sur le sujet sensible :

    - Aurélien est si mignon ! Pour notre premier mois ensemble, il veut me faire une surprise !

    Aurélien... Ses cheveux noirs coiffés avec soin, sa peau légèrement bronzée et son t-shirt qui laisse une vue sur ses petits pectoraux d'adolescent... Mélanie a tellement de chance, mais elle ne se rend pas compte l'enfer que Caroline vit lorsqu'elle les voit, main dans la main.

    Le bus arrive et elles entrent parmi la petite foule d'ados partant au lycée.

    Elles arrivent une dizaine de minutes après. Aurélien est là, devant le lycée, attendant sa bien-aimée et sa meilleure amie.

    Mélanie sort avant Caroline et se jette dans le bras d'Aurélien avec un grand sourire. Voyant leurs visages se rapprocher, Caroline détourne vite les yeux.

    Quelle horreur pour Caroline... Une journée de profonde tristesse de plus, sauf qu'une fois le soir venu, ce fut bien pire...

    Mélanie et elle se dirigent vers l'entrée du lycée pour rentrer chez elles sauf qu'Aurélien prend doucement le bras de Mélanie pour qu'elle s’arrête. Je me tourne et regarde la scène, devinant un peu ce qui va se passer. C'est alors que le frère d'Aurélien, habillé en costume noir de soirée arrive brusquement et se met à jouer du violon. Mélanie met ses mains devant la bouche. Aurélien demande à son frère quelque chose puis, après avoir bien écouter ce que son frère lui a dit, il sort du lycée en disant de l'attendre.

    Pendant cette minute d'attente, touts les regards alternent entre l'entrée du lycée et Mélanie. Des chuchotements parcourent les élèves. Puis Aurélien revient, un gros bouquet de roses et une boite noire rectangulaire à la main. Un cri de joie sort de la bouche de Mélanie, tellement heureuse qu'elle a les larmes aux yeux.

    Aurélien lui donne le bouquet de roses avec un grand sourire. 

    Quant à Caroline... Elle ne peut pas regarder ça. Elle s'isole dans un coin du lycée. Cachée par un arbre, elle souffle pour essayer de se détendre car la douleur en elle est horrible. Elle en a tellement marre de souffrir... Elle a une solution.

    Soudain, Aurélien apparut :

    - Qu'est-ce que tu fais ? dit Aurélien, très étonné.

    - Rien... répond-t-elle en relevant les yeux vers lui.

    - T'es sûre ? Tu as l'air mal.

    - J'ai envie de te dire, mais je ne peux pas...

    - Mais voyons, je suis ton meilleur ami !

    - Va avec Mélanie, elle va se demander où tu es passé...

    - Mélanie est rentré chez elle avec mon frère pour se préparer. On va aller au restaurant pour fêter notre premier mois ensemble.

    - Ah... Cool...

    - Ecoute, dis-moi ce que tu as ! Je n'aime pas ça te voir mal, tu es ma meilleure amie, une partie de moi ! 

    Caroline baisse les yeux. Elle se lève et relève la tête pour fixer tristement Aurélien. 

    - Si je te le dis, je gâcherais toute ta soirée et ta bonne humeur.

    - Je suis prêt à tout pour t'aider, te réconforter, j'aimerais que tu me dises tout ce que tu as sur le cœur, tes problèmes et tes joies. Tout ! Je suis là pour ça, je suis là pour toi.

    Caroline songea : "Je devrais peut-être lui dire... De toute façon, ce soir, ça sera trop tard...".

    - Bon... D'accord... Mais d'abord, promets-moi de ne rien dire jusqu'à ce que je finisse de parler.

    - Je te le promets.

    - Alors voilà... Je t'aime. Pas en tant que simple ami, non, en amour. Tu es l'homme de ma vie, celui qui est dans mon cœur, je suis prête à tout pour ton bonheur et pour toi. Pendant toutes ces années, j'ai réussi à te le cacher. Je t'aime tellement fort ! Tu es si beau !

    Voyant qu'il s’apprête à dire quelque chose, Caroline dépose son index sur ses lèvres.

    - Tu m'as promis de ne rien dire.

    Elle reprend son discours, en baissant les yeux.

    - Je t'aime depuis le début, tu te rappelles ? Quand tu m'avais touché les fesses pour rigoler, il y a quelques années ? Tu as commencé à les toucher avec plus de délicatesse et d'attention, toujours pour rire. Mais moi, je prenais ça au sérieux, j'avais de l’espoir. Mais je n'osais pas te dévoiler mes sentiments. J'avais peur. Un an après notre rencontre, tu es sorti avec une fille qui te manipulait. Lorsqu'elle avait fini de jouer avec toi, elle t'a laissé tomber et j'étais là pour toi, tu savais que j'avais une épaule confortable et une oreille attentive pour tes problèmes. Tu le savais. Ce que tu ignorais, c'était que si je faisais ça pour toi, c'était par amour. 

    Elle soupire, un sanglot dans la voix.

    - Désormais, ça fait un mois que tu sors avec Mélanie. Je me rappelle encore de cette soirée où vous vous êtes isolés dans une ruelle pour que tu lui déclares tes sentiments. Chaque jour, je passe devant. Alors, comme je sais que c'est un amour à sens unique, je me suis tue. Chaque fois que je vous vois, vous dévorez des yeux, vous embrassez, vous tenir la main... Je souffre, c’est horrible. Je rêve de toi, je pense à toi, je me tuerais pour toi. Je suis heureuse pour toi, je veux ton bonheur mais je veux aussi ton cœur.

    Elle a maintenant des larmes sur les joues et des difficultés à parler. Aurélien a baissé la tête mais elle aperçoit de la tristesse sur son visage.

    - Je veux être ton ange. Je veux aller au paradis et être ton ange gardien, veiller sur toi. Ce soir, je vais enfin réussir à veiller sur toi... Je vais devenir ton ange, je vais pourvoir te surveiller pour qu'il ne t’arrive rien et que tu sois heureux. Je te donne ma vie et mon cœur, ne le gaspille pas et fais-en bon usage. C'est bon, j'ai fini...

    - Je t'aime, mais en ami.. Tu es une amie fantastique, mais je... J'aime Mélanie ! Je suis désolé... Je.. 

    - Adieu. Je t'aime, et je t'aimerai pour toujours.

    Caroline embrasse Aurélien sur la joue et part en courant, les larmes coulant sur ses joues. Elle entre dans le bus et s'installe en vitesse. Elle voit Aurélien, les yeux rivés vers elle, au milieu de la cour. Il est livide et a une mine grave.

    Caroline rentre chez elle et va dans sa chambre pleurer à chaudes larmes.

    Aurélien va à son rendez-vous. Hélas, il ne fait que de penser à Caroline : "Elle veut être mon ange gardien... Elle veut aller au paradis et veiller sur moi... Que veulent dire ses paroles ? Elle veut peut-être se... Se suicider ! Oh non... Est-ce que j'en parle à Mélanie ? Non...". Il passe son rendez-vous, mais après deux heures, il fait semblant de bailler.

    - Ooooh ! Tu es fatigué mon chou ! sourit Mélanie.

    - Oui, ça te dérange pas que j'y aille ?

    - Oh non, pas du tout ! Un bouquet de roses, un collier dans une boite noire magnifique et un restaurant, le tout offert par l'homme de ma vie ! C'est le bonheur ! rigole-t-elle.

    Après avoir payé, embrassé et raccompagné Mélanie, Aurélien se dirige vers la maison de Caroline. Arrivé devant la porte d'entrée, il toque. Isabelle, la mère de Caroline, grande et au visage tellement ressemblant à celui de sa fille, lui ouvre :

    - Tiens, salut Aurélien ! Comment vas-tu ?

    - Euh... Très bien, est-ce que je peux voir Caroline ?

    - Elle est dans son bain. Mais je t'en prie, entre ! me dit-elle avec un geste de la main qui m'accompagne à entrer.

    Il entre et dit à Isabelle qu'il doit vraiment parler à Caroline.

    - Je crois qu'elle n'a pas envie de te voir... Elle m'a dit que tu viendrais probablement et que si c'était le cas, il fallait que je te renvoie...

    - Oh... Ecoutez, je dois vraiment lui parler... S'il vous plait !

    - C'est seulement toi ! Et si vous vous êtes disputés, je ne veux pas que ça dure encore longtemps. Je vais de toute façon aller faire des courses... Au revoir !

    - Oui oui, au revoir... dit Aurélien en s’éloignant à grand pas vers la salle de bain. Il entend la porte d'entrée se fermer et Isabelle partir. Une fois devant la porte de la salle de bain, il toque.

    - Caroline ? Tu es là ? Répond-moi !

    Il répète sa phrase à plusieurs reprises sa phrase, sans succès. Finalement, il s'assoit par terre, le dos et le haut du crâne posés sur la porte.

    - Que ferais-je sans toi ? Je n'aurais plus d'épaules où pleurer, plus de fous rires avec toi, plus rien... S'il te plait, ne fait pas de bêtise... Reste en vie ! Ecou...

    Caroline lui coupe la parole brusquement.

     - Adieu Aurélien... Je t'aime, sache-le, retiens-le ! Je t’aime comme jamais personne ne t'as aimé.

    Caroline prend un rasoir et enlève une des lames. Elle la dépose sur son poignet nu. Elle pleure fort, bruyamment et beaucoup. Elle entend soudain un gros coup sur la porte. Aurélien essaie de la défoncer. Alors Caroline coupe ses veines. Sa vue se brouille. Elle voit vaguement Aurélien se jeter sur elle, pleurant à chaudes larmes. Il parle mais elle ne l'entend pas. Mais ce qu'elle sent sur son visage est incroyable : un baiser d'Aurélien. Puis, plus rien. Elle est morte.

    Aurélien se laisse tomber, démuni, au côté de la baignoire encastrée, en pleurant de chaudes larmes.


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  • Commentaires

    1
    Samedi 11 Avril 2015 à 18:44

    wahou a tu prévu une suite

    2
    Samedi 11 Avril 2015 à 18:45

    ton blog est génial méga génial cool top 

    3
    Samedi 11 Avril 2015 à 18:52

    Il n'y a pas de suite, ça fini mal : ce'st le but d'une histoire triste ! tongue

    Merci beaucoup smile

    4
    alicia_ccl
    Samedi 11 Avril 2015 à 19:06
    C trop choux j'ai même pleurer même si ce texte me fis un truc mais j'ai encore pleurer
    5
    Alicia_ccl
    Samedi 11 Avril 2015 à 19:08
    Ma roro j'adore tout ce que tu fais franchement tu devrais écrire je c pas moi des livres par exemple <3
    6
    Samedi 11 Avril 2015 à 19:08

    bon mais c'est quand même génial

    7
    Samedi 11 Avril 2015 à 20:03

    Merci Alicia <3

    8
    Samedi 11 Avril 2015 à 20:29

    c'est vraiment génial ce que tu fait comme dit alicia tu devrai écrire des livre

    9
    Samedi 11 Avril 2015 à 20:30

    on peut t'applaudir pour ton blog

    10
    Samedi 11 Avril 2015 à 20:32

    Merci, ça me réchauffe le cœur, merci beaucoup <3 happy

    11
    Vendredi 1er Mai 2015 à 18:02

    Félicitations : très joli style et beaucoup d'imagination !

    Bravo à toi ! 

    @DeuxPaillettes

    12
    Vendredi 1er Mai 2015 à 20:44

    oui milles félicitations

    13
    Vendredi 1er Mai 2015 à 21:13

    Merci beaucoup Deux Paillettes ! :)

    14
    Vendredi 1er Mai 2015 à 22:52

    romane je me languis ton prochain article tu as vraiment a don pour écrire des histoiresyes

    15
    Samedi 2 Mai 2015 à 06:31

    Merci rosa :)

    16
    Dimanche 3 Mai 2015 à 20:14

    de rien

    17
    Dimanche 21 Juin 2015 à 14:08

    Mon dieu j'ai pleuré... je me suis vraiment reconnue là...

    Sauf que par souci de réalisme, un commentaire: normalement on met longtemps à mourir en se coupant les veines, ce qui si Aurélien avait eu des réflexes normaux lui aurait permis de stopper l'hémorragie et d'appeler des secours. Mais manifestement il a des réflexes de poulpe donc bon, ça peut se tenir s'il a mis longtemps à ouvrir la porte

    18
    Dimanche 21 Juin 2015 à 16:24

    J'espère que tu ne vas pas faire de bêtises, même si tu vis la même situation !

    Et je sais qu'on meurt pas d'un coup d'une mutilation des veines mais je n'avais pas envie de faire une immense histoire, donc j’ai arrêté là.

    19
    Dimanche 21 Juin 2015 à 16:26

    j'ai adoré !

    20
    Lundi 22 Juin 2015 à 17:00

    Non t'inquiète pas, en fait j'ai cogité longuement durant deux ou trois heures au lieu d'aller me tailler les veines (même si au début j'y ai sérieusement pensé)... Tu m'as donné une idée d'article pour ma philosophie de salon (ou pas en fait c'est très sérieux comme truc) et j'en ai déduit que se donner la mort n'est pas du tout une solution vu que ça arrange rien...

    Ouki c'était juste par souci de réalisme à cause de ma maniaquitude qui pue...

    21
    Mardi 23 Juin 2015 à 08:01

    Oui, c'est vrai : la mort ne résous rien !

    22
    Mercredi 24 Juin 2015 à 19:42

    Elle rajoute des problèmes au lieu de les solutionner, et c'est d'un égoïsme absolu...

    23
    Mardi 2 Février 2016 à 19:12

    Ch'ai pas pour quoi j'ai les larmes aux yeux !

    24
    Dimanche 16 Avril à 17:20

    Histoire vraiment triste, je trouve juste dommage que la mort sois si rapide pour les veines du poignet tranchées. Mais j'ai vu que quelqu'un l'a déjà fait remarqué xD

    C'est une histoire poignante et malheureusement bien réaliste. C'est triste d'en arriver à là, à seulement 15 ans alors que la vie commence à peine, ce n'était peut être pas le grand amour de sa vie et peut être pas celui de Mélanie non plus.

    Tu écris bien et as un bon vocabulaire, c'est plaisant à lire =) Bonne continuation

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