• Paul, 15 ans, juif à la deuxième guerre mondiale -Chapitre 1-

    #C'est l'histoire de Paul qui un matin de juillet 1940, se fit réveiller par son père et, sans le savoir, débarqua dans une nouvelle vie. Rencontre, inquiétude et solidarité sont au rendez-vous.# 

    # 25 juillet 1940, 5h22 #

    - Paul, réveille-toi !

    - Mmmh... 

    J'ouvris les yeux et je vis Papa. Il était habillé et inquiet. Je jette un regard à l'horloge dans ma chambre et en voyant l'heure, je dis d'un ton exaspéré :

    - Qu'est-ce qu'il y a ?

    - Lève-toi, habille-toi et prépare un sac avec quelques affaires dedans, répondit celui-ci en sortant de ma chambre, et vite !

    Je ne savais pas pourquoi il me disait ça, mais son air inquiet et pressé me disait que c'était grave et qu'il fallait se dépêcher. Quelques minutes plus tard, j'étais habillé. Je pris le gros sac à dos que Papa avait déposé près de mon armoire et j'y mis des vêtements et une paire de chaussures, ainsi qu'une trousse de toilette que j'avais remplie simplement d'une brosse à dent, d'un dentifrice et d'un peigne.

    Dans le salon, Maman et Papa avait réuni un gros sac sur la table à manger où il y avait de quoi manger et boire pendant... une semaine. Sur le canapé, leurs sacs à eux, remplis de vêtements comme le mien. Cela m'intriguait. De la nourriture, des vêtements, leurs airs inquiets...

    - Tu es prêt mon chéri ? me demanda Maman.

    - Euh.. Oui.

    - On t'expliquera tout une fois qu'on sera arrivés.

    J'avais envie de leur crier : "Mais arrivés OU ?" mais je me retins. Il se passait quelque choses. Une question me vint à l'esprit et me brûla les lèves, donc je décidai de la poser :

    - C'est parce qu'ils veulent tuer les juifs qu'on part ?

    Au collège, les juifs étaient menacés, embêtés et rejetés depuis que la guerre avait commencé. Mes amis les plus proches m'ont laissé tomber. Après ma question, mon père arrêta de bouger et me fixa tristement. Ma mère s'arrêta et vint m'enlacer.

    - Oui... répondit-elle dans un soupir. Puis elle me lâcha et retourna à ses préparatifs.

    - Paul, tu prendras nos trois sacs s'il te plait, tu les porteras quand on va marcher, dit mon père, ta mère et moi, on prendra le sac de nourriture.

    Ils avaient fini le sac et allèrent mettre leur manteau. Je les suivis et tendis mon bras vers mon manteau qui portait l'étoile juive. Mon père me retint.

    - Non, prends l'autre.

    Je pris l'autre manteau, qui était un peu petit mais qui n'avait pas l'étoile, sans poser de questions et sans broncher et je l'enfilai. Ensuite, je pris les trois sacs de vêtements, dont le mien et mes parents prirent celui de nourriture et on sortit de la maison. Il faisait nuit noire, la rue était déserte, simplement éclairée par les quelques lampadaires. Mais le plus étrange, c'était que plus loin, dans la rue tout au fond, je voyais des phares. Et on entendait de lointains gémissements et pleurs. Que se passait-il ? On marchait, évitait les grandes rues et passait par les toutes petites ruelles sombres. Au bout d'une demie-heure, on était à 500 mètres de la ville, dans un petit lotissement à l’écart. Tout au fond de ce lotissement se tenait un entrepôt. Papa et Maman se dirigèrent vers cet entrepôt, donc je les suivis. Que faisaient-ils ? La grande porte en métal vibra lorsque Papa toqua dessus. Une jeune femme d'une trentaine d'année nous firent entré. Deux hommes était postés devant de petites fenêtres, guettant l'arrivée de quelque chose. Deux femmes, dont celle qui nous avait accueilli, vinrent nous aider à porter les valises. La femme aux cheveux blonds au carré prit les valises de vêtements. L'autre femme aida ma mère à porter le sac de nourriture. L'ambiance était étouffante et lourde. La femme se présenta pendant qu'on marchait.

    - Je m'appelle Johanna et elle, dit-elle en désignant du regard l'autre femme qui aidait ma mère, elle s'appelle Karine.

    - Ravie de vous connaitre, répondit ma mère.

    Mes parents ne savaient pas qu'ils s’appelaient ainsi ? Alors pourquoi on venait là ?

    La femme me lâcha pour aller ouvrir une pièce cachée sous les cartons. Franchement, je n'aurais jamais imaginé qu'il y avait une pièce ici. Elle nous présenta la petite pièce. C'était une pièce où il y avait deux simples escaliers.

    - L'escalier allant vers le haut mène à notre appartement, à nous six, dit Johnana, et il mène aussi au grenier.

    - Et celui du bas ? demandais-je.

    Johanna me sourit et m'invita d'un geste de la main à aller voir ce qui se trouvait au bout de cet escalier. Je la regardais, interrogatif, puis finalement je me dirigeai vers l'escalier. C'était du bois solide et poli avec soin. Je descendis, c'était un escalier en colimaçon et je franchis la dernière marche. Je levai la tête. Une porte blanche à petites carreaux me faisait face. Derrière moi, sur l'escalier, mes parents et les deux femmes se trouvaient sur les marches. Mes parents regardaient la porte, Karine alternaient entre regarder la porte et me regarder et Johanna me regardait. Cette dernière, au bout de quelques secondes de silence, se glissa devant moi, ouvrit et me laissa entrer.

    Je fis un pas sur le seuil et m'arrêtai. Cette pièce... c'était une maison !

    #Je m'excuse s'il y a des fautes d'orthographe, je suis jeune et c'est entièrement possible que je fasses des fautes donc, dites-moi en commentaires !#


  • Commentaires

    1
    Vendredi 2 Octobre 2015 à 18:43

    Bonjour j'ai bien aimé 

    2
    Vendredi 2 Octobre 2015 à 18:48

    Merci beaucoup ! :)

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